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Facturation électronique : les arnaques qui profitent de la réforme

Publié le 26 septembre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques par une plateforme agréée. Chaque réforme qui oblige à « faire quelque chose avant une date » est une aubaine pour les escrocs : celle-ci ne fait pas exception.

Ce que change la réforme

Le guide pratique de la Direction générale des Finances publiques le rappelle : l’émission, la transmission et la réception des factures électroniques passent par une plateforme agréée, et l’obligation de réception est généralisée au 1er septembre 2026 pour toutes les entreprises concernées par la réforme. Les factures quittent peu à peu le simple PDF envoyé par mail pour des formats structurés, lus directement par les logiciels.

Pendant la transition, les deux mondes cohabitent : des factures électroniques via les plateformes, et beaucoup de PDF encore envoyés par mail. Les escrocs profitent de cette période où personne n’est encore sûr de la bonne procédure.

Quatre arnaques qui s’appuient sur la réforme

Le faux mail de l’administration

« Activez votre compte avant le 30 septembre », « Votre entreprise n’a pas encore choisi sa plateforme » : l’administration a bien envoyé des mails d’information aux entreprises, et des imitations circulent, rapporte Sellsy. Le repère est simple : l’administration fiscale n’utilise que des adresses en @dgfip.finances.gouv.fr et des sites en .gouv.fr, selon impots.gouv.fr.

La fausse plateforme

Un site qui se présente comme plateforme agréée, ou un faux conseiller qui propose de « mettre votre entreprise en conformité » contre paiement immédiat. Une plateforme se choisit sur la liste officielle publiée par l’administration fiscale, jamais depuis un lien reçu par mail.

Le faux RIB « suite à la réforme »

Le classique changement de coordonnées bancaires, avec un nouveau prétexte : « avec notre nouvelle plateforme de facturation, nos règlements se font désormais sur ce compte ». Un changement de RIB lié à la réforme se vérifie exactement comme les autres : par un appel au numéro que vous connaissez, selon notre procédure en cinq étapes.

La facture électronique modifiée

Une facture Factur-X a deux faces : le PDF que vous lisez, et les données incorporées que votre logiciel lit, dont l’IBAN. Un escroc qui modifie la facture peut changer l’IBAN des données sans toucher au PDF visible. C’est l’IBAN des données qui risque d’être payé.

Les bons réflexes

  • Vérifiez l’adresse de l’expéditeur avant tout mail « officiel » : un mail de l’administration fiscale vient d’une adresse en @dgfip.finances.gouv.fr.
  • Ne cliquez jamais sur un lien pour « activer » ou « valider » une plateforme : allez-y vous-même, depuis la liste officielle.
  • Aucun organisme sérieux ne vous demande un paiement immédiat pour vous mettre en conformité.
  • Traitez tout changement de RIB, même justifié par la réforme, avec la même procédure de vérification.

Ce que fait Vigirib

Vigirib lit l’IBAN dans les données des factures Factur-X reçues par mail, là où votre logiciel le lit, et vous alerte s’il a changé. Il signale aussi les faux mails de l’administration et les liens qui invoquent la facturation électronique pour vous faire cliquer. Dans notre démonstration, un faux mail « DGFiP » affiche impots.gouv.fr mais mène vers un lien raccourci : il est signalé.

Sources